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Frères et sœurs adoptés

Leurs enfants viennent de pays ou de milieux différents et ont chacun leur histoire… Aujourd’hui frères et sœurs, ils doivent se partager l’amour de leurs parents. Trois mamans nous dévoilent leur famille unique. Propos recueillis par Julie Chaumont

Crédit: Album personnel

Crédit: Album personnel

Caroline Parenteau, maman d’Audrey-Anne, Mahée-Lee et Jérôme-Olivier
« Je suis maman de trois enfants. J’ai une fille biologique de 16 ans qui est malade depuis la naissance. Mon conjoint Jean et moi nous sommes tournés vers l’adoption pour agrandir notre famille. Nous avons une fille de 6 ans, adoptée en Chine à l’âge de 6 mois, et un garçon de 5 ans adopté alors qu’il avait 13 mois par l’entremise du programme Banque-mixte, au Québec.

Nos deux petits derniers sont comme des siamois : l’un ne peut pas vivre sans l’autre ! Pourtant, rien ne laissait croire à un tel amour au départ… Il a fallu plus de quatre mois pour que ma petite “adopte” son frère.

Pour ma plus grande, puisqu’elle a attendu sa sœur pendant quatre ans, ce fut l’amour dès son arrivée ! Pour son frère, l’attachement s’est installé plus lentement. Aujourd’hui, à nos yeux, nous formons la plus belle famille. Nous avons surmonté de grandes épreuves mais nous en sommes toujours ressortis unis. Notre fierté en est d’autant plus grande. »

 

Crédit: Album personnel

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Cathy Lacroix, maman de Stéphanie, Camille et Jasmine
« Je suis Québécoise, mon mari Petr est né en République tchèque et nos filles viennent de la Chine, du Cambodge et d’Haïti. Elles ont toutes une histoire différente, mais sont très soudées. Ma plus grande, Stéphanie, qui a été adoptée à Port-au-Prince alors qu’elle avait 2 ans, a toujours su comment apaiser ma plus jeune, Jasmine, adoptée en Chine.

Lorsque Jasmine faisait des crises, Stéphanie réussissait à la calmer simplement en la regardant. Ces deux-là n’ont pas besoin de se parler pour se comprendre. On dirait que le fait qu’elles aient toutes deux vécu de grands traumatismes et de la maltraitance avant leur adoption les a rapprochées.

Nos filles ont toutes une très grande ouverture sur le monde. Elles ont d’ailleurs de très bonnes notes en géographie ! Elles ont en commun d’avoir été adoptées, mais n’ont pas beaucoup d’autres ressemblances. Elles ont toutes un corps différent, des cheveux d’une texture différente, une peau qui ne requiert pas les mêmes soins… Malgré tout, nous sommes une famille soudée. »

 

Crédit: Album personnel

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Annie Sicotte, maman de Nao Tan, Raffaël, Sao Mai et Marilou et belle-maman de Zackary
« En 2007, avec mon ex-conjoint, j’ai adopté Nao Tan au Vietnam. Il avait 16 mois. Le 17 février 2010, j’ai déposé une demande d’adoption avec mon nouveau mari, François (déjà papa de Zackary). Deux jours plus tard, j’apprenais que j’étais enceinte. Raffaël avait 1 an lorsque nous avons reçu la permission d’adopter un bébé âgé de 0 à 24 mois à besoins spéciaux en provenance du Vietnam. Peu de temps après, nous avons accepté un dossier rejeté par trois familles avant nous : une fillette de 11 mois atteinte de tétralogie de Fallot, une malformation cardiaque. Nous avons vécu des montagnes russes d’émotions pendant de nombreux mois car Sao Mai a dû se faire opérer dans son pays natal. Avec Nao Tan, Raffaël et mes parents, nous sommes allés la chercher au Vietnam. Elle avait 20 mois.

Nous avions préparé nos garçons en leur expliquant que nous irions dans le pays de Nao Tan pour aller chercher une petite sœur. Nous regardions des vidéos et des photos et nous parlions beaucoup. Nous les avions prévenus que leur petite sœur ne serait peut-être pas contente au début, qu’elle vivrait sûrement de grosses colères, mais que ça irait mieux après un certain temps.

Nao Tan, qui a très bien vécu l’arrivée de son frère biologique, a été plus réticent envers sa petite sœur. Ce n’est pas la relation que j’aurais pensé qu’il aurait avec elle, lui qui est tellement fusionnel avec son frère ! Raffaël, lui, est amoureux fou de sa sœur… qui n’a que quatre mois de moins que lui.

Une autre surprise nous attendait au retour du voyage : j’ai appris que j’étais enceinte. Sao Mai et les garçons ont fait la connaissance de leur petite sœur Marilou neuf mois plus tard. Les deux filles sont de plus en plus complices. Malgré les nombreuses difficultés, il n’y a pas un seul jour où je regrette d’avoir mes enfants avec moi. Nous songeons d’ailleurs à relancer le processus d’adoption dans les prochains mois. »

Source: Enfants Québec, novembre 2015

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Un commentaire

Lele

Lo siento pero sigo sin ver esto, según lo aquí expuesto, una persona que entra a un bar, utiliza el servicio y se va, es un ¿usuario de calidad?. Lo siento pero no, no lo es o al menos eso creo.Y en muchas ocasiones eso es lo que pasa, no porque este tiempo en el sitio web podemos coesidnrar que sea tráfico de calidad.

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