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À go, on bouge !

Crédit: Shutterstock

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Pas facile d’inclure à l’horaire des séances de sport en famille quand nos semaines sont déjà bien remplies, pour ne pas dire surchargées. Voici des idées pour faire de l’activité physique un plaisir au quotidien. Clémence Risler

« Dans l’horaire familial, le temps accordé aux activités sportives écope souvent », constate Marilie Laferté, directrice de la campagne WIXX de Québec en forme, qui vise à inciter les préados de 9 à 13 ans à bouger plus et à prendre part à des activités sportives. « C’est vrai que les sports organisés nécessitent beaucoup de temps, poursuit-elle. Je conseille donc de penser à des façons simples et accessibles de faire bouger les enfants. »

Au Québec, seulement 33 % des jeunes de 6 à 17 ans ont un niveau d’activité physique suffisant, soit un minimum de 60 minutes d’activité d’intensité moyenne à élevée par jour. « Mais n’attendez surtout pas d’avoir une heure devant vous pour faire du sport ! s’exclame Kim Lalanne, conseillère en activité physique chez Québec en forme. C’est la somme de tous les petits moments où l’enfant aura été actif dans une journée qui compte. Il faut savoir créer les occasions et garder en tête que tout doit être un prétexte pour bouger, par exemple en marchant ou en prenant le vélo pour nos déplacements et en allant jouer dehors le plus souvent possible. »

C’est entre 0 et 9 ans que les habiletés motrices se développent le plus. Chaque jour, les enfants doivent avoir des occasions de ramper, sauter, courir, marcher, grimper, lancer, attraper ou se tenir en équilibre. De plus, toutes ces activités sont excellentes pour accroître leur estime personnelle. « Bouger librement procure à l’enfant un sentiment de compétence et de confiance à l’égard de ses capacités. Il aura par la suite davantage de plaisir à être actif et à découvrir de nouvelles activités physiques. »

Priorité au jeu libre
Que ce soit dans un parc, dans une cour d’école ou dans celle à l’arrière de la maison, l’extérieur est un milieu rempli de défis et propice à l’action. Pour Mme Lalanne, le rôle de l’adulte ne consiste pas à organiser ni à encadrer les jeux des enfants, mais plutôt à mettre à leur disposition du matériel avec lequel ils pourront s’activer de façon spontanée et sécuritaire. « Avec des ballons, des balles, une corde à danse et un cerceau, les enfants peuvent inventer plein de jeux, de scénarios ou de parcours ponctués d’obstacles. Une partie de soccer peut très bien avoir lieu dans la ruelle avec des buts improvisés avec des poubelles ou des bacs de recyclage. »

Il n’aime pas le sport, vraiment ?
« Les enfants, même ceux qui sont en surpoids, aiment généralement bouger, affirme Mme Laferté. Même s’ils ne sont pas mordus de sport, ils aiment être actifs. Seulement, il faut parfois les inciter. » Pour cela, les parents doivent faire l’effort d’être de bons modèles actifs, ne serait-ce qu’en prenant part aux activités avec eux : danser, aller marcher, promener le chien, faire du vélo, etc. « Si vous habituez vos enfants à bouger chaque jour dès leur tendre enfance, il y a beaucoup plus de chances pour qu’ils développent de l’intérêt pour le sport. N’attendez surtout pas qu’ils aient 13 ans pour restreindre l’accès à la télévision ou aux jeux vidéo ! » prévient-elle.

La meilleure manière de dégoûter un enfant de l’activité physique est sans doute de le pousser vers un sport qu’il n’aime pas. Si le vôtre refuse de faire du sport, c’est peut-être parce qu’il n’a pas encore trouvé celui qui lui convient. « On doit écouter son enfant et respecter ses goûts et sa personnalité, croit Marilie Laferté. Certains petits n’aiment pas la compétition, alors que pour d’autres, cet aspect représente une source de motivation. D’autres encore préféreront les sports d’équipe ou individuels. Si vous lui faites découvrir différents types d’activités le plus tôt possible, votre jeune saura mieux exprimer ses préférences. Par exemple, plusieurs préados ne connaissent pas les activités en plein air comme la randonnée en montagne. Pourtant, plusieurs en sont friands quand on leur donne la chance de les pratiquer. »

La compétition, oui ou non ?
Bien que quelques disciplines comme la gymnastique exigent de commencer très jeune pour que le sportif puisse plus tard accéder à des niveaux compétitifs, il n’est pas nécessairement souhaitable qu’un enfant s’entraîne de façon soutenue avant l’âge de 12 ou 13 ans. « La spécialisation hâtive se solde souvent par un abandon du sport, a constaté Kim Lalanne. Aller trop loin, trop tôt peut avoir comme effet de gâcher le plaisir. Avant l’adolescence, c’est plutôt par la diversité des activités qu’un jeune développe ses habiletés. En se spécialisant plus tard, il fera un meilleur transfert des compétences acquises et aura de meilleures chances de performer. »

Paroles de parents de petits sportifs
« Quand ma fille avait 3 ans, je l’ai inscrite à des cours de gymnastique rythmique dans un club assez réputé de Montréal. Dès la première séance, elle n’a pas du tout aimé ça. J’ai craint que si je la forçais à s’y rendre, elle ne veuille plus jamais suivre de cours. Je l’ai donc retirée après deux semaines. Elle suit maintenant des cours de natation et de plongeon, mais le jour où elle me dira qu’elle veut arrêter, on cessera ces activités, tout simplement. » Marielle, mère de Sandrine, 7 ans

« Je n’étais pas du tout sportive avant d’avoir des enfants. Mais comme je souhaite être un modèle à suivre pour eux, je me suis mise au vélo, au ski de fond et même à l’escalade intérieure. Nous pratiquons ces activités en famille, et j’y ai vraiment pris goût ! » Martine, mère de Romain, 11 ans,et Frédérique, 9 ans

« Ma fille a commencé les cours de natation lorsqu’elle avait 5 ans. Quand elle s’y rendait avec sa mère, tout allait bien. Mais avec moi, elle allait à l’eau avec beaucoup de réticence. Après quelques semaines, j’ai réalisé que j’insistais un peu trop sur l’aspect performance. Maintenant, c’est seulement sa mère qui l’accompagne. » Martin, père d’Eliott, 4 ans, et Marianne, 8 ans  

Source: Enfants Québec, septembre 2015

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