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Cinq jours sans mon garçon

Éliott en vacances avec son grand-père... loin de sa maman!

Éliott en vacances avec son grand-père… loin de sa maman!

Pendant la semaine de relâche, mon  fils de 3 ans a passé ses vacances loin de moi. C’était la première fois.

Jour 0, le matin – La semaine de relâche commence, la garderie est fermée, et nous avons décidé d’accepter la gentille offre de grands-parents qui voulaient passer une semaine avec leur petit-fils Éliott. Comme ils habitent dans Lanaudière, nous parcourons près de 500 km pour l’emmener là-bas.
Ça fait environ deux semaines que je prépare Éliott: «Tu vas bien t’amuser! Ta cousine Malorie sera là, vous jouerez ensemble et irez à la piscine avec grand-maman, chanceux!»
Mais moi, je ne suis pas prête du tout!  Jusqu’à présent, je n’avais jamais passé plus de 30 heures loin de mon garçon. Jamais plus qu’un dodo sans lui. Mais il faut bien que je travaille et on a des projets pleins la tête… la semaine va passer vite, pas vrai?

Jour 0, l’après-midi – Bon! C’est l’heure de partir et de laisser Éliott chez ses grands-parents. On retourne à la maison les yeux pleins d’eau, sans notre petit amour dans la voiture. Vraiment étrange, ce sentiment d’avoir oublié volontairement ce qu’il y a de plus essentiel – comme si je me dirigeais vers l’aéroport en sachant pertinemment que mon passeport est resté à la maison!

Jour 0, le soir – Avant d’aller au lit, j’ouvre la porte de sa chambre pour lui donner un bisou… il n’est pas là! La semaine sera longue.

Jour 1 – C’est reposant de se lever une demi-heure plus tard. Pas de course folle ni d’argumentations pour que mon petit homme se prépare pour la garderie. J’arrive pile à l’heure au boulot. Mes collègues n’en reviennent pas.
En soirée, mon conjoint et moi nous attelons à notre ambitieux projet: rénover une maison que nous venons tout juste d’acquérir. Des amis se joignent à nous pour le souper et un «party de démolition».

Jour 2 – Un bel appel matinal: notre petit amour se porte à merveille. Alors que je pense à lui toutes les deux secondes et que j’ai déjà hâte de le retrouver, il semble bien s’amuser. Tant mieux! La pilule passe mieux.
J’arrive au bureau 15 minutes à l’avance. Mes collègues détectent la vérité derrière mon air fier de fille ponctuelle: «Qu’est-ce qui se passe cette semaine? Ah, c’est vrai, ton gars n’est pas à la maison!»
Le soir, avec les amis, retour aux travaux. On arrache près de la moitié de la tuile usée qui cachait des magnifiques planchers de bois. C’est clair que je n’aurais jamais pu travailler comme ça avec un coco de trois ans dans les parages…

Jour 3 – Ma mère me téléphone: la cousine Malorie s’ennuie de son papa et Éliott a fini par pleurer lui aussi. Ça me rend triste. S’il n’était pas à 500 km, c’est clair que j’irais le chercher! Mon cœur de maman se sent si loin.

Jour 4 – Je travaille tard au bureau pour pouvoir partir le plus tôt possible le lendemain. Mon amoureux et moi imaginons déjà notre petit Éliott courant vers nous: «Maman! Papa! Je vous aime, mes parents!» Plus qu’un dodo…

Jour 5, vers 14h – Nous partons le cœur léger, heureux des projets réalisés et vraiment excités à l’idée de revoir notre coco. La radio dans le tapis, les chansons de Métallica et Jean Leloup (!) défilent, on danse dans nos sièges, on roule, frénétiques…

Jour 5, l’arrivée! – Il est 19h et comme le GPS nous indique une arrivée à 20h15, j’appelle ma maman pour lui annoncer la bonne nouvelle, en me disant qu’Éliott restera sûrement réveillé pour nous attendre. Déception totale! Il s’est déjà endormi.

Jour 6, les retrouvailles – Il est 5 heures du matin. Mon amoureux est réveillé – il a trop hâte de voir Éliott! Six heures arrive enfin, notre garçon se lève et nous le rejoignons en douce.
- Alloooo chéri!, disent les parents, vraiment heureux.
- Allo!, répond un garçon de bonne humeur, mais pas si excité que ça.
Il est content de nous retrouver, mais il ne s’est pas ennuyé autant que nous. Les retrouvailles ne sont pas intenses comme dans les films. Au fil des heures, on se colle de plus en plus, on se retrouve.

Cinq jours sans mon garçon… j’en ai souffert plus que lui! Oui, nous avons profité de beaux moments en amoureux et je suis fière que notre garçon se soit aussi bien adapté à notre absence… mais pendant ces quelques jours j’ai eu l’impression qu’il me manquait en permanence une partie de moi-même.
Merci aux grands-parents pour leur dévouement. Mais cinq jours, c’est un peu long pour la maman que je suis…
Pour la prochaine fois, trois jours ça ira?

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