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Moi, mes enfants – les souhaits

 

Marie Custeau et Marie-Andrée Pilote, instigatrices du projet Moi, mes enfants».

Marie Custeau et Marie-Andrée Pilote, instigatrices du projet Moi, mes enfants».

Si vous lisez ce blogue depuis l’automne, vous avez probablement saisi qu’ici, Marie-Andrée et moi revenons sur les idées préconçues et grands principes d’éducation que nous avions établis pré-bébés. Nous les avons nommés les Moi, mes enfants comme dans: «moi, mes enfants ne feront pas ceci ou cela». La majorité de ceux-ci ont été démentis. Ils ont disparu, telles des nuits de sommeil ininterrompu, rapidement après la naissance de nos enfants.

Je vous livre par contre une certitude que j’avais avant d’avoir mes enfants. Un principe invisible fascinant qui mène le monde (par les sentiments). Un concept que j’espérais être à la hauteur de ce qu’on m’avait promis. Celui que j’avais sous-estimé.

Voilà enfin une chose qui rassemble tous les parents: «Tu ne peux pas comprendre avant d’en avoir. C’est difficile de croire qu’on est capable d’aimer à ce point.» Ils avaient raison. À l’époque, je voyais bien que je ne pouvais pas comprendre. Maintenant, je le vis: le coeur est une source infinie.

L’amour. Celui qui grandit chaque jour, qui se transforme au rythme des poussées de croissances et des nouveaux mots appris. Celui qui nous empêche de faire le baluchon du petit dernier et de le sacrer dehors quand il nous crie après depuis son réveil, qu’il a laissé des petites autos trainer sous nos pieds (nus) et qu’il a vidé une boite de céréales dans son coffre à jouets, pendant qu’on prend enfin une douche rapide (il est 16h). Celui qui nous remplit tellement le coeur qu’il pourrait exploser. Celui qui nous apaise, le soir quand on passe dans sa chambre replacer les couvertures et poser un dernier baiser sur ses joues qui sentent le dodo.

À l’aube des Fêtes, c’est ce que je vous souhaite. Un buffet all-you-can-eat d’amour. Un festival de petites attentions et d’écoute, surtout.

Je vous souhaite d’en recevoir et d’en donner. Mais aussi, de prendre quatre minutes pour vous «aimer» un peu. Les parents imparfaits que vous êtes sont les meilleurs parents pour vos propres enfants! Donnez-vous une tape dans le dos et un beau bec sur le front pour vous féliciter de tout le travail que vous faites à longueur d’année. Okay, okay, je sais, le bec sur le front est physiquement impossible, mais vous comprenez ce que je veux dire.

Finalement, merci de continuer à échanger avec nous, ça nous touche beaucoup! Ce blogue sera en relâche pendant les Fêtes, de retour en janvier.

Marie

P.S.: High five spécial à toi Marie-Andrée, pour le travail d’équipe virtuel-multirégional. Bisou.

***

Ma première fille est née à quelques jours de Noël, un mois à l’avance. Le jour où les déménageurs arrivaient avec tout mon stock dans ma nouvelle maison. Yep. Ça allait donner le ton à ma vie des prochaines années.

La maternité – et la paternité aussi – c’est souvent plein d’imprévus, c’est parfois ardu, c’est plein de remises en question de soi.

Ces petits bouts d’humains, qui nous ressemblent et qui sont différents à la fois, nous en font vivre des choses et nous font découvrir des côtés de nous qu’on ne connaissait pas: une patience pour répondre à des questions étranges à longueur de journée, la capacité de fonctionner avec un minimum – et même moins – de sommeil, l’indifférence face aux fluides corporels qui se retrouvent sur nos vêtements.

Avec le temps des Fêtes, j’ai envie de vous faire des souhaits d’une mère à une autre: un peu plus de sommeil, une crise de bacon de moins, une année gastro-free, des frères et soeurs qui jouent ensemble sans se chicaner et de ne pas marcher sur un Lego en pleine nuit. Mais surtout, surtout, je vous souhaite de faire la paix avec la mère parfaite que vous étiez avant d’avoir vos enfants et d’accepter la mère pas mal plus intéressante que vous êtes devenue. C’est ça l’idée derrière Moi, mes enfants: savoir qu’on n’est pas les seules à s’être jurée qu’on élèverait nos enfants selon des principes immuables pour ensuite les avoir transgressés.

Vous avez été nombreux à nous rejoindre sur Facebook, à partager avec nous vos “Moi mes enfants” et il n’y a pas plus beau cadeau de Noël pour nous. Je nous souhaite pour l’année qui vient, de nombreuses occasions de regretter d’avoir dit que nous serions des mères parfaites, pour pouvoir vous faire rire un peu. Je nous souhaite de continuer à échanger avec vous, parce qu’avouons-le, vous nous faites rire aussi!

Merci d’être là pour partager tout ça avec nous!

Marie-Andrée

 

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