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Mon plus beau cadeau de Noël

Éliott, entouré de son grand frère Marc-Antoine et de sa grande sœur Élizabeth.

Éliott, entouré de son grand frère Marc-Antoine et de sa grande sœur Élizabeth.

C’était mon premier Noël dans ma nouvelle famille recomposée, avec mon amoureux Patrice, ses deux grands enfants et ses parents. Au moment où nous étions seules, Élizabeth, ma belle-fille alors âgée de 16 ans, m’a dit :

-         Julie, je voulais te dire que même si j’ai eu beaucoup de peine quand maman et papa se sont séparés, je suis contente que tu sois ma belle-mère. Tu es vraiment une bonne personne.

-         (…)

-         Je voulais te le dire pour Noël.

Vous l’aurez sans doute deviné dans mes écrits, je suis une personne vraiment émotive. Mais j’aiquand même réussi à balbutier ceci :

-         Tu es… tu es vraiment très spé… ciale Élie. Merci.

-         Je ne voulais pas te faire pleurer…

J’ai trouvé ses paroles tellement belles. Tellement humaines. Tellement matures aussi. Une vague d’amour dans mon petit cœur de jeune belle-mère. Ce n’est déjà pas facile de vivre la séparation de nos parents, puis d’accepter le nouveau conjoint qui arrive dans le décor… je n’aurais jamais osé espérer un tel cadeau en ce premier Noël dans ma belle-famille.

***

Les familles recomposées ne sont pas rares de nos jours. Au Québec, 16,1 % des couples avec enfants et 10,4 % de l’ensemble des familles avec enfants constituaient des familles recomposées, selon les dernières données de Statistiques Canada (2011) présentées sur le site de la Fédération des Associations de Familles Monoparentales et Recomposées du Québec.

Des familles recomposées, il y en a de tous genres, avec différents niveaux de complexité. Je pense aux nouveaux conjoints qui jonglent avec les horaires de garde de leurs enfants respectifs. De notre côté, c’est plus simple. Élizabeth et Marc-Antoine ont 20 et 22 ans de différence avec leur petit frère. Lorsque nous étions en vacances dans le Sud, les deux plus grands se couchaient quand le plus petit se levait!

Malgré les différences d’âge et l’éloignement physique, ils ont développé un lien privilégié tous les trois.

Quel enfant de deux ans et demi peut demander à son frère de faire des «push ups» tout en lui grimpant sur le dos, ou encore déclarer à ses amis à la garderie: «Mon grand frère conduit une voiture de police!»? Éliott, le chanceux! Même si Marc-Antoine habite à l’autre bout de la province (l’Abitibi), il saisit toutes les occasions pour nous faire un petit coucou et passer du temps en famille. Éliott en parle souvent, lui redemande toujours de faire le même parcours à obstacles en déplaçant la table et toutes les chaises de la maison,  et lui a téléphoné récemment pour lui poser une question très sérieuse:

-Marc-Antoine, peux-tu me montrer à être un policier?

Et il y a Élizabeth, sa grande sœur, qu’il a longtemps appelée «Bebeth». Elle a pratiquement la même pointure de souliers que son petit frère, qui semble croire qu’il la dépassera sous peu! Éliott est fier d’elle, il aime bien dire: «Ma grande sœur va à l’école, à Chicoutimi!». Il sait qu’elle étudie fort pour obtenir éventuellement un emploi qui lui permettra d’aider les autres. De son côté, Élizabeth a toujours les yeux brillants lorsqu’elle montre la photo de son petit frère, qui l’accompagne partout sur son cellulaire, son portable et sa porte de frigo!

***

Quand j’ai débuté ma grossesse, quatre ans après ce premier Noël, je savais que notre bébé était déjà riche. Riche d’une famille unie dans sa recomposition! Riche d’un grand frère et d’une grande sœur qui allaient l’aimer sans conditions. Qui, comme je l’avais espéré, l’affectionnent (et l’appellent), non pas comme un «demi»-frère, mais bien comme un petit frère à part entière.

Et moi, je me trouve bien chanceuse d’être une belle-mère appréciée et aimée de deux êtres aussi généreux et ouverts d’esprit. Deux jeunes adultes qui sont en demande de toutes parts (mère, chum, blonde, amis et équipes sportives les réclament!), mais qui prennent le temps de jouer à la cachette avec leur petit frère (et rient de bon cœur quand Éliott leur ordonne de se cacher sous une couverture, sur le divan, pour qu’il puisse les retrouver!).

***

Voilà ce que j’aimerais vous offrir à mon tour, chers Marc-Antoine et Élizabeth: tout mon amour et ma reconnaissance. Merci pour la belle et grande famille que nous sommes!

Je vous aime.

Joyeuses Fêtes!

Julie xxx

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