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Mon fils est terrorisé par le coiffeur. Que faire?

«Mon fils de 4 ans est terrifié à l’idée de se faire couper les cheveux. Auriez-vous des conseils?» Marie Josée

Questionnez-vous d’abord sur les raisons de cette peur. Est-elle liée aux ciseaux? Votre fils redoute-t-il d’être blessé et d’avoir mal? La personne qui lui coupe les cheveux, ou bien l’environnement, sont-ils en cause? Dans plusieurs villes, il existe des salons de coiffure expressément conçus pour les enfants, où on les installe dans des sièges en forme de voitures ou d’animaux, et où ils peuvent regarder des dessins animés qui défilent sur des écrans. Si vous n’avez pas la chance de pouvoir aller dans un tel endroit et que vous devez emmener votre garçon dans un salon standard, vérifiez, en prenant le rendez-vous, que la personne qui s’occu-pera de lui a l’habitude des enfants et, surtout, aime travailler avec eux.

Selon la personnalité et les intérêts de votre fils, demandez-vous comment vous pourriez rendre ce moment plus agréable. Un téléphone intelligent ou une tablette numérique pourraient le distraire durant la séance. Des collations l’occuperaient sans doute aussi. Ou encore, vous pourriez opter pour le renforcement positif, en lui promettant une récompense ou un privilège à la sortie du salon. De plus, vous gagneriez peut-être à arriver sur place quelques minutes à l’avance, afin qu’il puisse observer un autre enfant – qui pourrait même être son frère ou sa sœur – se faire couper les cheveux. Cependant, attention : cette attente doit être brève, sans quoi il risquerait de s’impatienter et d’être nerveux quand viendra son tour.

Enfin, si votre fils a tendance à avoir la bougeotte, fixez avec lui le temps limite de la séance – par exemple, 10 minutes pour sa première coupe. Il ne faudra pas s’attendre à un chef-d’œuvre, mais au-delà de la période établie, tout sera terminé.

Évidemment, l’idéal serait que vous parveniez à garder votre calme lors de ces épisodes, mais si l’épreuve devient trop pénible, mandatez le papa ou une autre personne pour accompagner l’enfant. Ce changement de dynamique pourrait avoir une influence positive sur son attitude à l’égard de ce « mal nécessaire ».

Un précieux allié
Il est difficile pour un enfant d’être patient lorsqu’il ne connaît pas la durée d’une expérience qu’il n’apprécie pas. Pour l’aider, il existe de petits minuteurs, comme le Time timer, dont une partie devient rouge à mesure que le temps s’écoule.

Propos recueillis par Clémence Risler

Source: Magazine Enfants Québec, novembre 2014

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