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Ma fille qui ne veut pas de son père. Que faire?

«Ma fille de 3 ans ne veut pas que son papa s’occupe d’elle. C’est épuisant pour moi, et mon époux se sent rejeté. Comment établir un équilibre?» Myrka, Pointe-Claire

Un enfant recherche souvent la proximité du parent qui résiste le moins à ses exigences. Auprès de lui, il obtient plus facilement ce qu’il veut, mais il développe également un sentiment de toute-puissance – une tendance très forte autour de 2 ou 3 ans. L’autre parent ne doit pas voir un rejet personnel dans le refus que l’enfant lui exprime, mais plutôt une stratégie de celui-ci pour avoir de l’emprise sur son univers.

Comme il n’est jamais agréable d’insister pour se faire une place, le parent exclu peut être porté à prendre ses distances. Cette réaction priverait toutefois l’enfant d’une grande partie de l’affection dont il a besoin. Car au fond, cet enfant veut être aimé… autant par son père que par sa mère.

Dans une certaine mesure, l’attitude de votre fillette peut s’avérer très gratifiante pour vous. Mais il est impératif que vous ne tombiez pas dans le piège de la relation d’exclusivité qui, bien que flatteuse, devient vite très exigeante, voire exténuante, comme vous le constatez déjà.

La première étape pour modifier la situation devrait consister à expliquer à l’enfant que vous n’acceptez pas de la voir repousser sans cesse son père, qui est aussi votre conjoint et que vous aimez également. Vous soulignerez ainsi l’importance du couple au sein de la famille. L’enfant doit comprendre que l’amour que vous ressentez les uns pour les autres s’accompagne nécessairement de respect.

Ensuite, je vous recommande de changer graduellement votre mode de fonctionnement. Avec votre conjoint, établissez de nouvelles routines selon vos disponibilités et vos préférences respectives quant aux activités à partager avec votre fille – par exemple, vous pouvez décider que l’un de vous l’emmènera au parc, tandis que l’autre lui donnera son bain. Suivez cette organisation avec le plus de constance possible, afin que votre enfant s’y retrouve et se sente en sécurité. Au début, elle risque de se braquer, mais elle apprendra vite à profiter de la présence de ses deux parents. Et votre couple y gagnera assurément!

L’implication des deux parents
Il se dégage de plusieurs recherches sur la famille que l’implication à parts égales des deux parents enrichit de beaucoup le bagage social des enfants, en leur permettant notamment d’acquérir une plus grande souplesse dans leurs relations avec les autres et une capacité accrue à régler des conflits.

Propos recueillis par Clémence Risler

Source: Enfants Québec, septembre 2014

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