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Promenons-nous dans les bois…

Crédit: Shutterstock

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Courir, sauter, pique-niquer, ramasser des feuilles ou des champignons, épier les écureuils, observer ce qui grouille et qui pousse… Une excursion en forêt, quelle aventure! Voici quelques pistes pour partir à la découverte.

Par Clémence Risler

Mini-randonneurs «Il y a toujours un petit quelque chose de magique qui se produit quand on se promène en forêt avec des enfants, car ils voient des détails qui nous auraient échappé: un rocher qui ressemble à un bonhomme, ou une branche, à un serpent, par exemple», note Nicole Blondeau, coordonnatrice à la Fédération québécoise de la marche. Ses quatre enfants et ses cinq petits-enfants ont tous un point en commun: ils adorent la randonnée… depuis toujours! «Lorsqu’ils sont très jeunes, il suffit d’avoir un bon porte-bébé pour les emmener partout, dit-elle. Il est important de faire des haltes fréquentes pour qu’ils puissent bouger un peu.» Dès l’âge de 2 ans, les enfants sont capables de marcher sur un terrain qui ne présente pas de dénivellation importante. Choisissez des sentiers de niveau débutant dotés d’une diversité d’attraits: tours, passerelles de bois, marais, ruisseaux, belvédères, chutes ou clairières (information sur quebec-rando.com). Le nombre de kilomètres qu’un enfant peut parcourir correspond généralement à son âge. Un bambin de 3 ans pourrait ainsi franchir trois kilomètres. «Mais il faudra éventuellement prévoir une journée complète pour lui permettre de faire cette distance, remarque Mme Blondeau, car on devra s’arrêter aussi souvent et aussi longtemps que nécessaire. Ce n’est pas la randonnée des parents dont il s’agit, mais bien celle des enfants. Nous sommes en quelque sorte à leur service!»

Avant de partir Préparez pour chaque enfant un petit sac à dos qui pourra contenir une bouteille d’eau de petit format (à remplir au besoin), une collation et quelques pansements. Le fait d’avoir son «kit» bien à lui sera une source de motivation.

Pause pique-nique S’aventurer en forêt demande du carburant! Bien sûr, on doit faire le plein avant de se lancer, mais aussi se ravitailler en cours de route. Nutritionniste et auteure de plusieurs ouvrages, dont Cuisine camping paru en 2013, Alexandra Leduc suggère de miser en priorité sur des aliments riches en glucides et en protéines. Ceux-ci permettent de maintenir de bonnes réserves d’énergie. «Les noix et les fruits séchés en renferment beaucoup, souligne-t-elle. On peut en incorporer à des muffins ou encore se concocter des mélanges montagnards maison. Le sandwich, aussi facile à manger qu’à glisser dans un sac à dos, constitue une très bonne option s’il est fait avec du pain de grains entiers. On peut le garnir de salade de thon ou de saumon en remplaçant la mayonnaise par du yogourt nature. Les petites boîtes de thon déjà assaisonné sont d’ailleurs géniales pour confectionner un sandwich sur place, car elles se transportent et s’ouvrent facilement.»

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La nutritionniste nous livre aussi ces précieux conseils: Avant d’entreprendre une randonnée, informez-vous pour savoir si le sentier comporte des points de ravitaillement en eau potable. Si ce n’est pas le cas, prévoyez au moins 500 ml d’eau par heure, par personne. Emportez plusieurs petites collations plutôt qu’un vrai repas (ce qui fera assurément le bonheur des enfants, ces grands adeptes du grignotage!). Avec des crudités, des noix, des fruits, des muffins, des barres aux céréales, des morceaux de fromage et des petits jus, les randonneurs auront tous les nutriments essentiels. Les aliments ne doivent pas demeurer plus de deux heures à la température ambiante. Utilisez des blocs réfrigérants pour un délai plus long.

Sur quatre roues À Montebello, en Outaouais, vous êtes conviés en famille à une activité inédite… qui est digne d’un safari! En quad électrique, un véhicule silencieux et écologique, vous sillonnerez les petites routes du Camp Explora à la recherche d’indices permettant de résoudre les énigmes… soumises par un iPad intégré au bolide. Ce jeu sera aussi l’occasion de profiter des paysages du mont Wescott et d’apprendre son histoire. N’oubliez pas de vous munir d’un sac pour remporter tous vos déchets, même ceux d’origine organique – comme un trognon de pomme.

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Herbier 2.0 Plutôt que de remplir ses poches de feuilles, de fleurs et de brindilles, il est tout aussi amusant et plus écologique de créer un herbier virtuel en photographiant le plus grand nombre de plantes qui se trouvent aux abords des sentiers, à l’aide d’un simple téléphone ou d’un appareil photo numérique. De retour à la maison, vous pourrez consulter l’herbier en ligne du gouvernement du Québec pour identifier les plantes observées. Placez vos photos dans un album virtuel, ou imprimez-les pour les consigner dans un carnet de découverte de la nature.

Applis futées Produites par Gallimard jeunesse, les applis Clés de forêt (gratuite, pour iPhone, iPad, iPod touch et Android) et La forêt (gratuite, pour iPhone, iPad et iPod touch) permettent d’identifier les arbres à partir de l’observation de leurs feuilles, de leur écorce ou de leurs fruits. Bien que ces applications soient d’origine française, elles donnent accès à plusieurs fiches documentaires sur des espèces qui se trouvent aussi de notre côté de l’Atlantique.

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La chasse aux champignons La mycologie gagne de plus en plus d’adeptes au Québec. Mais compte tenu des risques d’empoisonnement par certaines variétés toxiques, peut-on entraîner des enfants dans cette activité? «Absolument!, affirme avec enthousiasme Louise Fortin, qui est mycologue amateur depuis plus de 35 ans et donne des formations dans la région de Granby. Pourvu qu’ils soient surveillés en tout temps par un adulte déjà détenteur d’une formation sérieuse. Comme il existe au Québec des milliers d’espèces de champignons, il faut savoir procéder avec prudence.» Le mois de septembre est d’ailleurs l’une des meilleures périodes de l’année pour initier les petits aux joies de la cueillette. «Les chanterelles sont abondantes, explique Mme Fortin, et c’est un champignon qui présente plusieurs qualités pour le novice: il est facile à repérer, on peut difficilement le confondre avec un autre champignon, et les jeunes cueilleurs peuvent en manger un peu.»

Attention! La consommation de la majorité des champignons sauvages n’est pas recommandée pour les enfants, leur système digestif ne possédant pas les enzymes nécessaires à leur bonne digestion.

Pour participer à une excursion d’identification organisée par des connaisseurs, renseignez-vous auprès de ces organismes:

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Sur la piste des animaux Quel enfant n’est pas fasciné par les animaux? Voici des activités d’observation et de découverte de la faune pour les petits curieux.  Aux environs de Tewkesbury, dans la région de Québec, partez à la rencontre des habitants de la forêt Montmorency. Au lever ou au coucher du jour, participez à une randonnée de cinq heures avec un guide qui vous familiarisera avec différentes méthodes de repérage. Qui sait, vous tomberez peut-être nez à nez avec un orignal, un castor, un porc-épic ou, si c’est votre jour de chance, avec un lynx du Canada! Pour les mordus – les vrais de vrais –, cette activité est aussi proposée dans le cadre d’un forfait de quelques jours avec hébergement en refuge.  Tous les dimanches matin du mois de septembre, au parc national d’Oka, l’atelier de découverte intitulé Joignez le reptile à l’agréable fait la lumière sur les habitudes de vie et les particularités des couleuvres et des tortues que l’on peut observer sur place.  Au parc Mahikan, au Saguenay–Lac-Saint-Jean, le loup est à l’honneur: plus d’une douzaine d’individus y évoluent à l’intérieur d’enclos où est recréé leur milieu naturel. Vous pouvez aussi y voir des ours noirs en liberté, et ce, en toute sécurité depuis un abri vitré. En attendant qu’ils se montrent, un guide vous dira tout sur le mode de vie de ces animaux.

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Survie en forêt Un jeu d’enfant! Que faire si l’on est perdu? Comment construire un abri avec les moyens du bord, allumer un feu sans allumettes, ou réagir en présence d’un ours? Pas de panique, partir en forêt comporte son lot d’imprévus… mais il est très amusant d’apprendre à y faire face! La forêt n’a plus aucun secret pour Walter Ferguson. Cet amoureux de la nature et ancien militaire donne des formations de survie en milieu naturel chez Aventures Nord-Bec, à Stoneham. «Ce cours est ouvert à tous, dit-il. Les enfants, même à partir de 5 ou 6 ans, adorent cette activité interactive qui se déroule sur une journée entière. Ils ont l’impression de prendre part à une grande aventure!» Si ce spécialiste enseigne aux participants les différentes techniques pour allumer un feu, construire un refuge ou faire bouillir de l’eau sans chaudron, il met aussi l’accent sur la pratique en les laissant se débrouiller seuls et en petites équipes. «On doit développer sa créativité et aiguiser son sens de l’observation pour affronter une situation d’urgence, poursuit-il. J’apprends aussi aux gens comment s’orienter et prévenir l’hypothermie, le plus grand danger en forêt.» Ce qui plaît le plus aux enfants au cours de cette expérience? «Les petits garçons sont généralement dans l’action, répond l’instructeur, ils aiment couper des branches pour bâtir un abri. Les petites filles démontrent quant à elles une plus grande capacité à réfléchir à des stratégies et à établir une dynamique de coopération. Et tous adorent se lancer à la recherche d’insectes comestibles!»

Où suivre un cours de survie en forêt?

LIVRE GUIDE DE SUIVIE EN FORETÀ lire Le guide de vie et survie en forêt, d’André Pelletier et Jean-Marc Lord, éditions Broquet  

Ne partez jamais sans votre trousse de survie!

Une telle trousse devrait comporter une boussole, une lampe de poche, de l’eau et de la nourriture, des allumettes, des vêtements chauds et imperméables, un sifflet, une corde (qui servira à se faire un abri en cas de nécessité), un sac à ordures orange pour se vêtir si l’on s’est égaré (la couleur devant faciliter le repérage par les secouristes). Source: Enfants Québec, septembre 2014

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