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Mon petit explorateur

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Le petit explorateur Frédérick-Albert et sa chienne Victoria.

Je suis le père d’un enfant atypique de 5 ans et demi. Mon fils est atteint de dyspraxique (trouble d’acquisition de la coordination), d’un trouble anxieux majeur et probablement d’un trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH) – bien qu’il soit encore trop tôt pour confirmer.

Lorsque je parle de notre implication dans la stimulation de mon fils, j’obtiens toujours deux types de réactions: l’admiration («Wow, je ne serais pas capable d’en faire autant!») ou la compassion («Ça ne doit pas être facile…»). Et si je vous parlais «normalement» de mon petit explorateur, de ses voyages et de ses découvertes sur les lacs et rivières de la vie?

Il est vrai que les tempêtes, les ouragans et parfois même les naufrages sont nombreux. Que les plans d’eau n’ont pas souvent été cartographiés. Que l’abandon et la mutinerie guettent chaque départ. Mais dans cette adversité, les découvertes ne sont que plus majestueuses et profitables.

Avec mon petit capitaine, je découvre les multiples rivières que sont le soccer, le vélo et le patin à glace, en faisant face à leurs méandres et leurs rapides dangereux. Ces rivières qui ont été  analysées réservent encore des facettes inexplorées par le cerveau d’enfant e notre petit explorateur.

Le cours d’eau sur lequel  nous naviguons s’appelle La Langue française. J’en découvre toute sa richesse et sa beauté. Les «patentes», les «gogosses», les «choses» et les termes «à peu près» ne sont que des contre-courants superflus sur notre parcours d’exploration. Je dois concéder à mon capitaine que «pédoncule» et «mouche» sont plus harmonieux à mon oreille que «queue de pomme» et la «mousse en dessous de la pomme». La précision et la clarté de communication guident notre navire au gré de son capitaine qui aime bien appeler un chat un chat.

Et lorsque le désespoir s’empare de moi, le voyage fait halte dans une des merveilleuses baies qui bordent notre océan. Une des dernières que nous avons visitées, fut celle des quatre saisons. Grâce à mon petit explorateur, j’ai appris que nous n’avions que deux saisons: l’été et l’hiver. Le printemps n’étant que la bataille entre l’été et l’hiver d’où l’été sort gagnant et que, par souci d’équité, l’automne est la même bataille avec comme gagnant, l’hiver.

Alors la prochaine fois que vous prendrez des nouvelles de mon fils, au lieu de me demander comment va-t-il? Osez embarquer sur le navire et je vous raconterai un de nos voyages. Vous n’entendrez pas de discours sur la beauté de nos majestueuses rivières, mais je vous tisserai le portrait d’endroits encore méconnus par plusieurs. Leurs beautés n’en seront que plus saisissantes.

Je vous raconterai tous les détails croustillants de ce voyage. Les succès, les échecs, les crises, les joies… Je vous raconterai la vie: celle d’un simple enfant!

Mathieu Giroux, papa

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