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Écrivains de la parentalité

Chroniqueurs, blogueurs, écrivains ou rédacteurs d’un jour… La vie avec leurs enfants les a poussés à écrire. Découvrez leurs récits émouvants, drôles, déculpabilisants et inspirants! Nathalie Côté

Frank Berube

Crédit: Amélie Jutras

François Bérubé Lorsqu’il a lancé son blogue, à la naissance de son fils Charles-Antoine, François Bérubé pensait simplement en donner des nouvelles à ses proches. Mais le poupon né avec un problème cardiaque est décédé à 13 jours. «J’ai eu besoin d’écrire pour me libérer de ce que je vivais», explique François. Rapidement, ses lecteurs ont dépassé le cadre familial. De purs inconnus lui ont envoyé des mots d’encouragement. «Certaines personnes m’écrivaient pour partager leur propre histoire, raconte-t-il. Cela m’a aidé à vivre mon deuil. Au Salon du livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean, un couple ayant perdu une petite fille est venu me voir. Le père a fondu en larmes dans mes bras, j’en suis encore ému.» Un exemplaire dédicacé de son livre attend d’être ouvert dans la bibliothèque d’Eliot, son deuxième enfant.

La rencontre de notre ange-Francois Berube

À lire
La rencontre de notre ange Charles-Antoine,
Éditions Cornac.
Blogue: FrankBerube.com.

 

 

 

Martin Larocque

Crédit: Éditions
de La Bagnole

Martin Larocque Jeune papa, Martin Larocque trouvait qu’on laissait trop peu de place aux pères dans les ouvrages sur la parentalité. Lorsque le magazine Enfants Québec lui a offert de prendre la plume, il a accepté le défi. «Au départ, je détestais écrire, avoue-t-il, mais j’ai rapidement été emballé par l’expérience, qui s’est prolongée pendant plusieurs années. C’est une soupape extraordinaire, de mettre en mots ce qu’on traverse. C’était comme si je donnais corps à mes émotions. Ça me permettait de mieux vivre avec elles, ensuite.» Depuis, Martin Larocque a écrit plusieurs ouvrages, et il rencontre souvent des papas dans les salons du livre. «Ils ont besoin de rire et de savoir qu’ils ne sont pas seuls», constate-t-il.

Papa pure laine - Martin Larocque

À lire
Papa 24/7, Papa pure laine
et Papa par-ci, papa par-là,
Éditions de la Bagnole,
et certaines de ses chroniques
sur enfantsquebec.com/martinlarocque.

 

 

Caroline Allard

Crédit: Caroline Allard

Caroline Allard La fameuse «Mère indigne» a commencé à bloguer pour briser l’isolement après la naissance de sa seconde fille. Elle a vite réalisé que, ce faisant, elle aidait aussi les autres. «Parfois, dit-elle, je recevais des messages de gens m’annonçant que j’avais sauvé leur couple!» Mais elle n’avait pas anticipé le moins du monde le succès fulgurant de ses désormais célèbres chroniques. Cette expérience a changé sa vie. Il y a eu deux livres, puis la websérie. «Au départ, c’était un passe-temps, admet Caroline Allard, puis j’ai compris que je pourrais écrire professionnellement.»

 

Les chroniques une mere indigue-Caroline AllardÀ lire Chroniques d’une
mère indigne
(tomes I et II), éditions du Septentrion.
Blogue: MereIndigne.com.

 

 

 

Johanne Leduc

Crédit: Guy Tessier

Johanne Leduc, mère de deux enfants autistes de 9 et 11 ans,
s’est mise à écrire sans réfléchir. «Je vivais un moment très difficile,
se souvient-elle. J’étais en dépression, même si mon entourage
l’ignorait. Je me suis levée un matin et j’ai décidé d’écrire un livre.
Je me disais que c’était le meilleur moyen d’expliquer ma situation
aux autres.» Elle a commencé à rédiger dans le plus grand secret.
«Je ne savais pas si j’en serais capable, poursuit-elle. Je n’avais jamais
rien écrit d’autre qu’une liste d’épicerie !» Puis, les mots ont coulé…
sur 456 pages ! Johanne Leduc n’avait jamais cru à l’effet thérapeutique
de l’écriture, mais elle a été forcée de reconnaître ses bienfaits.
Aujourd’hui, elle est devenue conférencière. «Mon livre m’a permis
de passer à une autre étape de ma vie», dit-elle.

La souffrance des envahis-Johanne LeducÀ lire
La souffrance des envahis,
Béliveau éditeur.

 

 

 

Sylvie Louis

Crédit: Marie-Reine Mattera

Sylvie Louis «J’ai réalisé tôt dans ma vie qu’écrire me faisait du bien quand certaines choses me touchaient profondément, dit l’auteure du Journal d’Alice (éditions Dominique et compagnie), qui a écrit plus de 400 articles et chroniques pour le magazine Enfants Québec. Quand je suis tombée enceinte, c’est venu spontanément.» Dans son entourage, Sylvie Louis remarquait que plusieurs parents se sentaient maladroits et stressés. «J’ai pensé qu’écrire sur ma maternité avec du recul et de l’humour pourrait les aider», dit-elle. Dans les salons du livre, elle rencontre toujours des lectrices qui lui parlent de ses chroniques Mères et monde.
À lire Certaines de ses chroniques sur enfantsquebec.com/SylvieLouis.

 

Marie-Josée Lepage

Crédit: Pascal Gauthier

Marie-Josée Lepage La maladie de Von Gierke: le diagnostic est tombé quand Samuel avait 6 mois. Cette maladie du foie touche 1 enfant sur 100 000 et le contraint à une diète stricte. En écrivant pour le magazine Enfants Québec en 2002, Marie-Josée et son conjoint avaient voulu libérer leurs émotions et démystifier la maladie de leur fils. Leur texte a contribué, au fil des ans, à informer de nombreux parents, puisque les infirmières du CHU Sainte-Justine le donnent à tous ceux dont l’enfant est atteint de la maladie. «Il me fait plaisir de penser que notre histoire aide d’autres personnes», dit Marie-Josée.
À lire Chapeau, Samuel!

Nathalie Lambert

Crédit: Olivier Hanigan

Nathalie Lambert, C’est d’abord pour laisser un souvenir à ses filles que l’ancienne patineuse de vitesse a rédigé le «journal de bord» de leur adoption. «C’est le livre que j’aurais aimé avoir quand j’étais en processus d’adoption, remarque-t-elle. J’ai beaucoup lu sur le sujet, mais ce que je lisais était souvent négatif. J’aurais voulu découvrir aussi des témoignages positifs. Dans notre famille, nous avons deux belles histoires avec des fins heureuses.»

 

 

 

Ma famille ici et ailleurs- Nathalie Lambert

À lire
Ma famille d’ici et d’ailleurs,
Les Éditions de l’Homme.

 

 

Véronique Arsenault

Crédit: Véronique Arsenault

Véronique Arsenault, En envoyant ses textes au magazine Enfants Québec, Véronique Arsenault voulait témoigner de son quotidien avec un enfant dysphasique, dyspraxique et présentant un trouble de l’opposition. «C’était un défoulement teinté d’humour», témoigne-t-elle. Grâce à l’effet viral des réseaux sociaux, des centaines de milliers de personnes ont lu ses textes. «La réaction des gens m’a surprise, ajoute-t-elle. Je me suis rendu compte que plusieurs vivaient la même chose que moi.»
À lire Ses billets sur enfantsquebec.com/veronique.

 

 

Source: Enfants Québec, mai-juin 2014

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