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Une maison, ce n’est pas un restaurant !

Crédit: Shutterstock

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Récemment, Patrick et Mylène ont décidé d’unir leurs familles sous un même toit. Mylène a deux garçons et une fille, et Patrick a deux filles. Cette joyeuse bande forme une famille recomposée qui s’entend à merveille, mais à l’heure des repas, tout le monde n’est pas d’accord pour manger la même chose… 

Geneviève O’Gleman

Avant notre rencontre, Mylène me décrit au téléphone le nouveau casse-tête des repas depuis que les deux familles sont réunies. Elle a toujours dit à ses enfants qu’une maison, ce n’était pas un restaurant.  Si tu n’aimes pas le repas ce soir, tant pis, tu l’aimeras sûrement demain.» Cette approche a eu pour résultat que ses enfants mangent de tout sans rechigner. Mais son nouveau conjoint n’a pas établi les mêmes règles avec sa marmaille…

Je me présente donc dans leur nouvelle demeure. Dans la cuisine, je découvre un immense îlot où les cinq enfants font tranquillement leurs devoirs, tandis que Mylène prépare un plat de pâtes crémeuses au poulet. «Ça devrait faire leur bonheur», me lance-t-elle discrètement, comme on exprime un souhait.

Patrick arrive du travail au même moment, et toute la famille prend place autour d’une vaste table. À peine servie, Bianca, une des filles de Patrick, repousse déjà son plat sans y avoir goûté. Émilie, sa sœur, lui emboîte le pas, disant qu’il y a trop de champignons et que tout le monde sait qu’elle les déteste. Patrick, visiblement découragé par leur attitude, leur répond en soupirant: «Si vous n’aimez pas ça, arrangez-vous avec vos troubles…» Ses filles se lèvent et filent se préparer un sandwich. Les enfants de Mylène se regardent et répliquent: «C’est pas juste, nous aussi on veut des sandwichs!» Mylène doit alors hausser le ton pour que ses enfants mangent ce qu’elle a mis tant d’efforts à cuisiner.

En offrant un second choix, on encourage les caprices à table. Pourquoi se forcer à manger un plat qu’on n’aime pas si, en rouspétant un peu, on peut avoir autre chose? Les enfants privilégieront toujours les mets qu’ils aiment et qu’ils connaissent. Bouder les aliments nouveaux est une réaction normale de prudence, et c’est le rôle des parents d’inciter leurs enfants à élargir leurs horizons culinaires.

Idéalement, Patrick ne devrait plus céder et ne plus permettre à ses filles de se préparer ce dont elles ont envie. Ce changement ne se fera pas sans difficultés. Mais pour qu’une transition de cet ordre se fasse en douceur, on peut faire participer les enfants au choix du menu hebdomadaire. Et pour plaire à tous, on peut également instaurer une soirée libre par semaine. Le lundi soir, ou le vendredi, chacun mangera ce qu’il veut! Les parents auront congé de «popote», et les enfants se sentiront maîtres de leur menu. Si le réfrigérateur est garni d’aliments bons et variés, ils auront le choix. Et même s’ils décident de se préparer un grilled cheese ou un sandwich au beurre d’arachide, ce ne sera pas grave!

Source: Enfants Québec, mai-juin  2013

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