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Sommeil des petits: l’âge terrible

crédit: istock

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Avec l’entrée dans le terrible two, le sommeil des enfants risque d’être affecté par leur désir d’indé­pendance. Il peut donc être utile de les responsabiliser et de jouer sur leur chance de faire «comme les grands», notamment lorsqu’ils passent du petit au grand lit.  

Par Assia Kettani

«On peut leur accorder des “privilèges de grands”, comme de choisir leur pyjama ou leur histoire», dit Sylvie Galarneau. Et si le rituel du cou­cher se prolonge à n’en plus finir – la faute au dernier bisou, pipi, verre d’eau ou autre –, Evelyne Martello propose quant à elle des techniques de renforce­ment positif. L’une d’elles, nommée «ticket modérateur», consiste à laisser des figurines près du lit de l’enfant, à en ôter une chaque fois qu’il se lève, et à lui promettre une récompense en fonc­tion du nombre de figurines restantes à la fin de la semaine. Dans le cas où, malgré ces efforts, le sommeil reste difficile à trouver, Mme Martello est d’avis de véri­fier si les siestes ne seraient pas en cause: « Au­-delà de 3 ans, indique-­t-­elle, des siestes de deux heures par jour peuvent nuire  l’endormissement. Les parents peuvent alors les écourter, ou même les supprimer les fins de semaine.»

D’autre part, les peurs nocturnes peu­vent devenir plus importantes à cet âge. Sylvie Galarneau déconseille néanmoins de faire dormir l’enfant dans le lit de ses parents. «Ce serait lui confirmer qu’il a raison d’avoir peur et qu’il ne doit pas rester seul», dit-elle. Une petite veilleuse installée dans sa chambre et une atten­tion particulière aux émissions qu’il re­garde à la télévision peuvent s’avérer bénéfiques.

Les peurs et cauchemars communs sont différents des terreurs nocturnes. Survenant plus tôt dans la nuit que les cauchemars, ces dernières poussent l’enfant encore endormi à s’agiter, à crier, à se débattre et éventuellement à se lever. Les causes de ces terreurs impressionnantes ne sont pas toujours identifiables, aussi est-­il difficile de leur trouver un remède. «On peut se pencher sur le niveau de stress ou d’anxiété de l’enfant, ou sur les événements récents de sa vie, avance Sylvie Galarneau. On a parfois observé que ce terreurs se produisaient lorsque l’enfant était très fatigué.»

Source: Enfants Québec, octobre 2013

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