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Le rythme dans la peau

Crédit : Corinne Guevin

Crédit : Corinne Guevin

Here comes Santa Claus, here comes Santa Claus… » chante Elvis. Emporté par la musique, mon fils de 18 mois saute en l’air, bouge ses jambes comme le célèbre rockeur et tournoie sur lui-même pour imiter sa grand-mère, championne de rock-and-roll acrobatique au dansothon de Waterloo (Cantons-de-l’Est) de 1957.

Impossible de ne pas se laisser gagner par la fièvre de la danse en les regardant se dandiner en cadence, faisant voleter leurs mèches blondes et blanches au rythme de la musique. Mon beau-père délaisse un instant ses fourneaux pour les rejoindre et tandis qu’il saisit la main de son épouse, tantes, cousins et amis se mettent aussi de la partie. Ça y est, mon chum et moi nous laissons également entraîner! Notre petit bonhomme hurle de joie: il est le roi de la fête alors que toute la famille danse le twist autour du sapin illuminé.

Comme la plupart des enfants, Guillaume adore danser. Il improvise souvent des gigues dans sa chambre au son des chansons de l’album élaboré par sa garderie ou des succès de l’heure. Il se laisse porter par la musique, inventant des chorégraphies loufoques qui effraient notre chat, mais me transportent au septième ciel des mamans… Vous savez, ce lieu où tous nos soucis s’envolent comme par magie et où l’on plane, portées par la tendresse que nous inspirent nos amours!

Au moment où j’ai fait le reportage sur les petits danseurs du ballet Casse-Noisette (que je vous invite à lire), j’ai été étonnée de constater combien peu de petits garçons s’étaient présentés aux auditions. En 2012, pour les rôles des enfants de la fête, seuls 6 candidats masculins étaient au rendez-vous contre 115 petites filles. Et aucun ne s’était présenté pour les rôles de souris. Par la suite, l’équipe de chorégraphes a heureusement réussi à en persuader deux autres, venus accompagner leurs sœurs, de monter sur  scène, mais ils restaient tout de même peu nombreux. Au fil des répétitions, ces jeunes garçons ont travaillé avec ardeur pour répondre aux exigences de leur répétiteur, se laissant aller au plaisir de danser, au-delà des clichés. Dans quelques années, mon petit garçon rêvera-t-il à son tour d’être une souris dansante? Quoi qu’il en soit, j’espère qu’il conservera son amour de la danse… et son don pour faire lever le party!

En vous souhaitant un Noël qui swingue et un joyeux ballet pour la nouvelle année!

Mathilde Singer, rédactrice en chef Web,  redaction@enfantsquebec.com

P-S.: Pour Noël, la rédaction vous offre sa sélection musicale. À écouter pour faire bouger toute la maisonnée.

Source: Enfants Québec, décembre-janvier 2014

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