superbanniere
Abonnement Magazine

Comment traiter l’incontinence urinaire

Photo : istockphoto

Photo : istockphoto

Après l’accouchement, une femme sur trois est touchée par ce problème. Que faire pour s’en débarrasser? Une période de convalescence Étirement ou atrophie des fibres musculaires, lésion au nerf honteux … L’accouchement, surtout quand il est long, difficile et instrumenté, malmène le plancher pelvien. Conséquence: l’incontinence urinaire peut apparaître ou augmenter si elle était déjà présente durant la grossesse. Et ce n’est pas parce qu’on a eu une césarienne qu’on est nécessairement à l’abri du problème. Heureusement, celui-ci est souvent transitoire. En effet, dans les semaines qui suivent l’accouchement, le plancher pelvien se rétablit tranquillement. Aider la nature «S’il est inutile de s’inquiéter à ce stade, il est par contre essentiel de savoir que cette récupération naturelle est grandement favorisée par la reprise, le plus tôt possible après l’accouchement, des exercices de Kegel, dit Marie-Claude Lemieux, gynécologue-obstétricienne. Il faut donc les faire cinq jours par semaine pendant trois mois.» «Durant cette période, évitez de sauter, de courir ou de porter de lourdes charges, conseille aussi Chantale Dumoulin, physiothérapeute en rééducation périnéale. Avant de tousser, d’éternuer ou de faire un effort physique, pensez à verrouiller votre plancher pelvien, c’est-à-dire à le serrer. Il apprend ainsi à se contracter davantage de lui-même au bon moment.» En attendant que tout rentre dans l’ordre, habituez-vous à vous rendre plus souvent aux toilettes, car une vessie pleine augmente le risque de fuite. On peut aussi prévenir les situations gênantes en utilisant un protège-dessous fait pour l’incontinence. Le temps d’agir Trois mois après l’accouchement, l’incontinence persiste chez 1 femme sur 10. Si rien n’est fait, le risque qu’elle soit toujours présente cinq ans plus tard est de 95 %. De plus, elle peut s’aggraver après un nouvel accouchement. «De nombreuses femmes se font dire que ce genre d’inconvénient est normal après l’accouchement, constate la Dre Lemieux. Mais il ne s’agit en rien d’une fatalité!» Un traitement en rééducation périnéale est alors vivement conseillé, d’autant plus que 9 fois sur 10, le problème se règle relativement facilement, en 6 à 10 séances s’échelonnant sur trois mois au maximum. La rééducation périnéale La vessie est-elle à sa place? La femme a-t-elle retrouvé de bons abdominaux et sa posture d’avant la grossesse? La physiothérapeute en rééducation périnéale évalue le plancher pelvien dans son contexte et adapte la thérapie en conséquence. Le renforcement des muscles du périnée se réalise notamment à l’aide d’une sonde vaginale munie d’électrodes qui contracte le périnée et d’une autre sonde qui, elle, enregistre l’activité musculaire, ce qui permet à la patiente de suivre ses progrès sur un écran. Pour être efficace, ce traitement s’accompagne d’un programme individuel d’exercices à faire à la maison à raison de 10 à 15 minutes 5 fois par semaine. Jamais trop tard Trois mois après la naissance de votre bébé, il se peut que vous soyez trop occupée pour entamer une rééducation périnéale. Au moins, la situation n’empirera pas. Et il sera toujours temps, d’ici quelques mois ou même quelques années, de choisir le bon moment pour bénéficier de cette thérapie. «Certaines femmes qui n’avaient pas de problème ne comprennent pas pourquoi ça se met soudainement à couler, rapporte Louise Perrin, physiothérapeute en rééducation périnéale. Cela s’explique par le fait que certaines actions comme recommencer à faire du jogging ou à soulever des boîtes lourdes au travail révèlent la faiblesse du périnée.» Là encore, la solution consiste à prendre rendez-vous en rééducation périnéale. D’autres options Dans les rares cas où la physiothérapie ne donne pas les résultats escomptés, le médecin envoie sa patiente à un spécialiste en incontinence, urologue ou gynécologue. Si la femme ne souhaite plus avoir d’autre enfant, une chirurgie peut être envisagée. Sinon, en attendant, elle peut avoir recours au pessaire, un anneau qui s’insère dans le vagin comme un tampon et qui soutient la vessie et l’urètre. Elle peut aussi recevoir une injection péri-urétrale de collagène ou de microparticules. Celle-ci permet d’augmenter le volume sous-muqueux de l’urètre, ce qui a pour effet de mieux le soutenir. Cette intervention constitue également une bonne option, car elle ne nuit pas à une éventuelle chirurgie ultérieure. Enfants Québec, novembre 2007

Commentaires

commentaires

Comments are closed

À lire aussi

Le plus beau jour de ma vie

Martin Marier raconte l'accouchement de sa blonde et la naissance...

Lire la suite →

Cours prénataux gratuits en ligne

Quels sont les choix offerts pour un suivi de...

Lire la suite →

Devenir maman d’un bébé né à 24 semaines

« Violette est née le 22 mai 2005, à 5 h 21 du matin, à...

Lire la suite →

Nos blogues

Pour prévenir l’intimidation… leur modèle, c’est vous!

Pour prévenir l’intimidation… leur modèle, c’est vous!

Que faire pour contrer le phénomène de l’intimidation? On parle souvent des comportements et...

Lire la suite →


Regarder un enfant dans les yeux

Regarder un enfant dans les yeux

Quand on a des enfants, l’heure du souper est particulièrement intense, tout le monde sait ça. On se...

Lire la suite →


Le plus beau jour de ma vie

Le plus beau jour de ma vie

Martin Marier raconte l'accouchement de sa blonde et la naissance de sa fille, le soir où il est...

Lire la suite →