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Rencontre avec Sylvie Louis, auteure du Journal d’Alice

Crédit: Marie-Reine Mattera

Crédit: Marie-Reine Mattera

Journaliste d’origine belge installée à Montréal depuis plus de 25 ans, Sylvie Louis a collaboré à divers magazines et journaux. Elle a notamment rédigé près de 400 articles et chroniques pour le magazine Enfants Québec. Elle publie un 7e tome des aventures de son pétillant personnage, Alice, à la fin septembre.

Par Mathilde Singer

As-tu toujours voulu devenir écrivaine?
J’ai commencé à écrire mon premier roman à l’âge de 7 ans, dans un cahier que j’avais acheté avec mon argent de poche. Je ne l’ai jamais fini, mais plus tard je me suis mise à rédiger d’autres histoires. À l’école, j’adorais par-dessus tout les dictées et les rédactions. Je passais tout mon temps libre à lire ! À la fin du secondaire, mon père m’a demandé ce que je voulais faire plus tard : je lui ai répondu que je voulais écrire des histoires pour les enfants. Il m’a conseillé de commencer par des études en journalisme, en me disant qu’un jour, peut-être, je pourrais réaliser mon rêve de devenir écrivaine. C’est ce que j’ai fait. Pendant 22 ans, j’ai écrit pour divers magazines et journaux, et j’ai adoré ça. Mais aujourd’hui, je suis auteure pour la jeunesse et je vis enfin mon rêve.

Comment as-tu eu l’idée du personnage d’Alice?
J’avais 23 ans quand j’ai écrit la toute première version de l’histoire d’Alice, les aventures d’une petite fille de 5e année dont la maman est enceinte. À l’époque, je n’en ai écrit que quelques pages… mais le personnage d’Alice ne m’a jamais quittée. J’ai immigré à Montréal, j’ai fondé une famille, et j’ai toujours gardé précieusement les premières pages de ce roman. Quelques années plus tard, alors que j’étais enceinte de ma deuxième fille, tout à coup j’ai repensé à Alice. J’avais de nouvelles idées chaque jour, j’entendais des dialogues pleins de vie dans ma tête… je notais tout, mais je manquais de temps pour me consacrer totalement à ce projet ! Le soir, je racontais l’histoire d’Alice à mes filles.

Comment trouves-tu ton inspiration pour écrire?
C’est le mystère de l’écriture! Parfois, dans une seule journée, je peux avoir une vingtaine d’idées différentes… et je me lève même la nuit pour en consigner d’autres! C’est un vrai bonheur pour moi de me plonger dans ce travail. Tout m’inspire: des souvenirs d’enfance, des anecdotes racontées par mes filles ou par des amis, des choses qui se passent autour de moi, que je vois dans la rue… Je veux insuffler le plus de vie possible à mes histoires. Avant de rédiger, je fais toujours des recherches et j’organise des entrevues avec des parents ou des enfants qui ont déjà expérimenté des situations similaires à celles que vivent mes héros. Je veux que mon écriture colle le plus possible à la réalité.

Est-ce que ta famille ressemble à celle d’Alice?
Comme Alice, je suis l’aînée de trois enfants. Mais celle-ci a deux soeurs, Caroline et Zoé, tandis que moi j’ai eu deux petits frères. Je suis d’origine belge, comme la maman d’Alice… mais contrairement à Astrid Vermeulen, je ne raffole pas du tofu ! D’ailleurs, avant d’écrire cette histoire, je n’en avais jamais mangé ! Comme Alice, je suis très distraite. Mais à l’inverse de mon héroïne, je déteste le chocolat à la menthe.

Est-il difficile d’écrire pour les enfants lorsqu’on est une adulte?
Quand j’écris, je ne me dis pas: «Attention, c’est pour des enfants!», je reste authentique et fidèle à ma voix d’écrivaine. Je ne suis plus une petite fille de 11 ans, mais j’ai réussi, je pense, à rester connectée avec l’enfant que j’étais.

crédit: Dominique et compagnie

crédit: Dominique et compagnie

Vous ne connaissez pas Le journal d’Alice?
À ce jour, on a vendu plus de 55 000 exemplaires de cette série, et le tome 1 (publié pour la première fois en 2010) a déjà été réimprimé neuf fois. Dans cette série de romans rédigés à la première personne, Alice Aubry, 10 ans, raconte sa vie au jour le jour: ses aventures à l’école, de la 5e à la 6e année du primaire, son amour pour son chat Grand-Coeur, les bêtises de ses petites sœurs Caroline et Zoé, les voyages inspirants de son oncle Alex le photographe, les secrets qu’elle partage avec sa meilleure amie Marie-Ève… Un journal intime bourré d’humour, proche du quotidien des lectrices âgées de 8 à 12 ans.

Rendez-vous sur le site www.lejournaldalice.com pour dialoguer avec Sylvie Louis.

Source: Enfants Québec, juillet-août 2013.

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