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Pas de bobo dans ma cour!

Crédit : Istockphoto

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Votre cour est-elle sécuritaire? L’heure de l’inspection a sonné!

Par Catherine Mainville-M

Éloignez le danger
Un petit tour du terrain s’impose afin de s’assurer qu’il n’y traîne pas d’outils, de déchets, mais aussi de clous, de morceaux de métal ou de verre. «Cette vérification est d’autant plus conseillée si des rénovations ont été faites dans les mois précédents», souligne le Dr Sasha Dubrovsky, urgentologue pédiatrique à l’Hôpital de Montréal pour enfants. Si une blessure survient malgré tout, celui-ci conseille de retirer le corps étranger et de rincer abondamment la plaie avec de l’eau. Une blessure importante peut nécessiter une visite à l’hôpital, surtout si le vaccin contre le tétanos n’est pas à jour.
Les produits chimiques destinés à l’entretien de la pelouse, de la piscine et de la voiture doivent aussi être gardés hors de la portée des plus jeunes. Si votre enfant ingère l’un de ces produits, Anne Letarte, conseillère en soins infirmiers au Centre antipoison du Québec, vous recommande de lui donner quelques gorgées d’eau (non, le lait n’est pas un contrepoison!) et d’appeler immédiatement le Centre antipoison. Si l’enfant a plutôt reçu du liquide dans l’œil ou sur la peau, rincez à l’eau tiède avant de téléphoner à qui que ce soit.
Sécurisez la piscine
Au Québec, toute piscine doit être entourée d’une clôture d’une hauteur d’au moins 1,2 mètre. Cette enceinte doit être dépourvue de tout élément permettant de l’escalader, ou d’espaces pouvant laisser passer un objet sphérique de 10 centimètres de diamètre. Si votre clôture est munie d’une porte, un dispositif de sécurité doit permettre de la verrouiller automatiquement. L’accès par la terrasse de la résidence, aussi bien que par une plate-forme ou une échelle, doit aussi être restreint par une enceinte ou une portière de sécurité qui se referme et se verrouille automatiquement. Et si les spas et les bains à remous ne sont pas touchés par cette réglementation, il faut s’assurer que les enfants n’y auront pas accès. Pour en savoir plus, consultez le site Ma piscine sécuritaire.

Du sable bien propre
Les enfants adorent jouer au bac à sable! Avant de les laisser y plonger pelles et seaux, il est important de ratisser le sable afin de l’aérer et de regarder s’il ne renferme pas des excréments d’animaux. Si vous n’en avez pas déjà un, équipez-vous d’un treillis métallique de type moustiquaire avec lequel vous couvrirez le bac entre les utilisations. Vous éviterez ainsi les visites indésirables d’animaux, dont les chats, tout en permettant au soleil de tuer les bactéries.
Modules de jeux sécuritaires
Il est important de vérifier les modules de jeux, ainsi que le préconise André Émond, un architecte paysagiste qui inspecte les aires de jeux dans les parcs et les services de garde. «Avec le gel hivernal, il arrive que la structure bouge et se soulève du sol, expliquet-il. Le bois peut se fendiller, et la rouille peut endommager certaines pièces métalliques. Des vis et des clous peuvent également s’être déchaussés et risquer de blesser les enfants.» Profitez de l’occasion pour regarnir la surface du sol, ou pour en aménager une si cela n’a jamais été fait. Gardez alors à l’esprit que le paillis est plus efficace que la pelouse pour amortir les chutes. Si vous avez un trampoline, sachez que son utilisation est déconseillée par Santé Canada et par la Société canadienne de pédiatrie, en raison du risque élevé de blessures que ces appareils représentent. «Je crois que les trampolines devraient être réservés aux milieux spécialisés, dit le Dr Dubrovsky. Ils peuvent causer des fractures ou d’autres blessures parfois assez graves pour requérir une intervention chirurgicale.»
Contre les piqûres
Il est possible de limiter les piqûres d’insectes… d’abord en réduisant le plus possible leur présence dans la cour. Comme les moustiques se développent en eau stagnante, on les empêchera de proliférer en nettoyant régulièrement les gouttières et en couvrant les poubelles et les bacs de récupération pour éviter que l’eau s’y accumule. Quant aux guêpes, une brève inspection printanière permettra de repérer les nids en construction et de les supprimer. Lors de repas en plein air, il est nécessaire de toujours couvrir les plats. De même, il ne faut laisser à découvert aucun aliment humide pour animaux. «En cas de piqûre, une compresse d’eau froide calmera la démangeaison», indique le Dr Dubrovsky. De son côté, Diane Lamarre, présidente de l’Ordre des pharmaciens du Québec, signale que, pour les enfants de plus de 2 ans, l’administration de cétirizine (RéactineMD) ou de diphenhydramine (BenadrylMD) en capsules peut également être bénéfique dans le cas des piqûres de moustique, ainsi que la calamine et l’hydrocortisone en application. S’il s’agit de piqûres de guêpe ou d’abeille, l’acétaminophène (TylenolMD) est conseillé pour soulager la douleur.
Bonjour, soleil!
«Il ne faut pas craindre le soleil au point de priver les enfants de jeux à l’extérieur», dit le Dr Dubrovsky en rappelant toutefois qu’il est préférable d’éviter le soleil entre 11 et 14 heures, et que les bébés de moins de 6 mois ne doivent pas y être exposés. «Il est essentiel que les enfants boivent beaucoup d’eau lorsqu’ils jouent au soleil, insiste le médecin. Selon l’intensité de l’activité pratiquée, une pause à intervalles réguliers est aussi recommandée.» Si un enfant transpire, qu’il est rouge et semble fatigué, il conviendra de l’emmener se reposer au frais.
Végétaux toxiques
Bien qu’ils enjolivent si bien la cour, certains végétaux sont susceptibles de provoquer une intoxication s’ils sont consommés. «Leur degré de toxicité varie beaucoup, et les symptômes peuvent aller du simple malaise digestif au problème cardiaque, explique l’infirmière Anne Letarte. En cas d’ingestion, il faut contacter le Centre antipoison sans tarder.» Vous profiterez d’une inspection du terrain pour sensibiliser les enfants à la dangerosité des champignons inconnus, des fruits de certains arbustes, mais aussi des plants d’herbe à puce s’il y poussent. En ôtant les tiges et les racines de celle-ci, vous réduirez la capacité de la plante à se reproduire. En cas de contact, nettoyez la peau avec de l’eau froide et du savon. Consultez le Système canadien d’information sur les plantes toxiques

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