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Puis-je cuisiner avec un édulcorant pour ma fille de 10 ans?

Ma fille de 10 ans adore les gâteaux. Comme elle est plutôt ronde, j’ai commencé à cuisiner avec un édulcorant. Est-ce une bonne idée?

Un édulcorant est un faux sucre fait d’une substance qui a un goût sucré mais ne contient ni glucides, ni calories. On en trouve de deux sortes sur le marché, qui sont à base soit d’aspartame, soit de sucralose. Il s’agit de substances sans danger, surveillées, testées et approuvées par Santé Canada. Ce qui ne veut pas dire qu’elles sont idéales pour la santé. Le problème est qu’elles entretiennent l’amour du sucre, alors qu’il serait préférable que nous apprenions à apprécier les recettes moins sucrées ou les aliments aux saveurs plus subtiles.

Comme le sel, le sucre a une saveur très intense, très franche. Plus nous en consommons, moins nous nous habituons à percevoir le goût plus nuancé ou plus doux des aliments qui en contiennent peu. C’est comme si nos papilles s’accoutumaient à un certain degré de stimulation et que, au-dessous de ce seuil, tout nous semblait fade et inintéressant.

La meilleure façon de manger moins de sucre n’est donc pas de manger du faux sucre, mais d’apprendre à aimer les saveurs moins sucrées.

De manière générale – dans les recettes de gâteau ou de pain aux bananes, par exemple –, on peut couper le sucre de moitié sans affecter le résultat final (en gardant tout de même environ ¼ à ½ tasse par recette de format familial, ce qui est un minimum pour permettre l’interaction chimique entre les différentes composantes de la recette). On pourra compenser cette réduction avec davantage de condiments, qui relèveront le goût. Selon les recettes, il sera agréable de mettre plus de cannelle, de vanille, de fruits frais ou secs, de muscade, d’écorces d’orange ou de gingembre. Dans un muffin, par exemple, ajoutez des zestes d’orange. Ou de la vanille dans un pain aux bananes. Allez-y selon votre instinct et ce que vous avez sous la main. Faites des essais, prenez des notes dans les marges de vos livres de cuisine. Souvenez-vous qu’une recette n’est pas une formule magique que vous devez suivre à la lettre. Il y a toujours plusieurs va­­riantes possibles. Il faut vous faire confiance!

Enfin, on ne devrait jamais traiter un enfant plus rond différemment du reste de la famille. Ne faites pas un menu spécifiquement pour votre fille. Il est très important de ne pas la marginaliser, car cela risquerait de créer chez elle une obsession de la minceur. N’ou­bliez pas que manger mieux est une attitude familiale à adopter non pas pour perdre du poids, mais bien pour être en meilleure santé.

Propos recueillis par Marie-Claude Fortin. Enfants Québec, novembre 2009

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