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Comment réagir à mon fils qui rejette son petit frère déficient intellectuel?

Notre plus jeune fils a une déficience intellectuelle, et son grand frère de 9 ans est mal à l’aise quand ses amis viennent à la maison. Comment réagir?

Votre plus jeune fils est différent. Et face à la différence, il y a toujours un certain malaise. La réaction de votre aîné est donc bien normale. D’autant plus qu’à son âge, les relations sociales commencent à se complexifier et que le désir de se faire accepter par les autres est très fort. C’est l’âge où l’enfant commence sa quête d’identité. Et le groupe d’amis est plus important que n’importe quel autre milieu.

Si votre fils semble rejeter son frère en présence de ses camarades ou s’il est embarrassé par sa façon d’agir, n’allez pas croire qu’il est égoïste ou qu’il n’a pas de cœur. Il cherche seulement à être pareil aux autres. Être accepté par ses pairs revêt pour lui une grande importance – et il sait que la différence peut être menaçante. Il est inutile de le culpabiliser. Il faut plutôt l’accompagner dans ce qu’il vit, l’écouter, chercher à le comprendre et l’inviter à exprimer ce qu’il ressent. Craint-il que ses amis l’abandonnent? Si oui, pourquoi? Préfère-t-il les recevoir quand son frère n’est pas à la maison? A-t-il du ressentiment? Des peurs particulières? Lui aussi vit des difficultés. Les nier ne ferait qu’aggraver la situation. Rassurez-le. Dites-lui que vous allez tout faire pour que ses amis se sentent les bienvenus.

Par ailleurs, quand ses copains viennent à la maison, surtout si c’est la première fois, il est très important que vous preniez l’accueil en charge. Ce n’est pas au grand frère d’assumer cette responsabilité. N’hésitez pas à parler de ce qu’est la déficience intellectuelle. Les enfants de cet âge sont en mesure de comprendre. Nommez les choses, simplement. Rappelez-leur que le petit frère a les mêmes sentiments qu’eux, qu’il peut pleurer et être blessé par des paroles ou des attitudes, et aussi être content que l’on s’intéresse à lui. C’est une personne à part entière, qui a une différence. Il est né comme ça, ce n’est pas une maladie comme un rhume. Ça ne s’attrape pas!

Petit à petit, vous pourrez amener votre aîné à comprendre cette différence, à l’accepter et à cheminer avec elle. Il lui sera ensuite plus facile de la faire accepter à ses amis.

Enfants Québec, septembre 2008

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