superbanniere
Abonnement Magazine

Comment réagir à ma fille qui s’agrippe à moi à la garderie?

Ma fille de 2 ans s’agrippe à moi quand je quitte la garderie. Comment réagir?

Il est normal que certains enfants aient, plus que d’autres, de la difficulté à s’adapter à leur milieu de garde. Mais pour conclure que votre fille souffre d’anxiété et éprouve une détresse importante, il faudrait que ses problèmes durent depuis au moins quatre à six semaines. Si elle pleure et s’accroche à vous quand vous la laissez, c’est peut-être simplement la preuve que vous avez réussi à créer avec elle des liens solides! Si c’est le cas, elle a, au fond d’elle, une confiance qui va l’aider à s’adapter.

Peut-être avez-vous tendance à être surprotectrice. Certains parents sont eux-mêmes inquiets et transmettent à leur petit l’impression qu’il est ca­tapulté dans un monde dangereux! Les enfants sont de véritables éponges sensorielles. Ils ressentent notre anxiété. Demandez aux éducatrices ou éducateurs si votre fille cesse de pleurer et se met à jouer une fois que vous êtes partie.

Par ailleurs, l’instant où vous la quittez, le matin, est un moment de transition. Et il existe différents moyens pour faire en sorte que cette transition s’effectue en douceur.
Vous pouvez instaurer avec elle un rituel de départ. Ce pourrait être la ronde des bisous – sur le nez, le cou, la joue -, ou des becs soufflés à travers la fenêtre, par exemple. Plus le rituel sera amusant ou original, plus l’enfant s’y attachera.

Vous pouvez aussi, bien sûr, permettre à votre fille d’emporter à la garderie des objets rassurants. Sa doudou, de petits draps de dodo qui sentent comme à la maison, un album qui contient des photos de ses parents, de sa grande sœur, de son chat… Laissez-lui la chance de s’ajuster.
Comme elle n’a pas encore les mots pour exprimer ce qu’elle ressent, nommez les choses vous-même. Dites-lui: c’est difficile pour toi ce matin, tu pleures beaucoup, tu t’accro­ches à moi. Maman doit aller travailler, je sais que Judith va s’occuper de toi, moi aussi j’aimerais rester, je vais m’éloigner et tu pourras me voir par la fenêtre, etc.

Les éducateurs et éducatrices ont aussi un rôle important à jouer. Vous pouvez leur parler de vos inquiétudes et de vos questionnements, et en faire vos alliés. Ils peuvent apporter à l’enfant une stabilité par leur attitude durant les rituels de départ et par la routine établie à la garderie.
Si la situation persiste au-delà de quatre semaines et qu’elle nuit au fonctionnement de votre fille durant la journée, si vous sentez qu’elle est vraiment malheureuse, demandez de l’aide à un psychologue ou psycho­éducateur. Et surtout, écoutez-vous. Vous avez une connaissance intuitive de votre enfant que personne d’autre n’aura jamais.

Enfants Québec, octobre 2008

Commentaires

commentaires

Comments are closed

À lire aussi

Coloriage : Que trouve Galette à la Mer?

La collection Galette publiée aux éditions Dominique et compagnie,...

Lire la suite →

Ma garderie, mon village

À l'heure où les éducatrices et l'équipe du CPE de mon fils se...

Lire la suite →

Un gros câlin aux CPE

Lettre ouverte à M. le premier ministre Philippe Couillard, au...

Lire la suite →

Nos blogues

Pour prévenir l’intimidation… leur modèle, c’est vous!

Pour prévenir l’intimidation… leur modèle, c’est vous!

Que faire pour contrer le phénomène de l’intimidation? On parle souvent des comportements et...

Lire la suite →


Regarder un enfant dans les yeux

Regarder un enfant dans les yeux

Quand on a des enfants, l’heure du souper est particulièrement intense, tout le monde sait ça. On se...

Lire la suite →


Le plus beau jour de ma vie

Le plus beau jour de ma vie

Martin Marier raconte l'accouchement de sa blonde et la naissance de sa fille, le soir où il est...

Lire la suite →