superbanniere
Abonnement Magazine

Victime d’intimidation

Crédit: Istockphotos

Crédit: Istockphotos

Votre enfant a été victime d’intimidation à l’école, mais refuse que vous en parliez à son professeur. Voici les conseils de Marie-Claude Béliveau, orthopédagogue et psychoéducatrice.

La peur de dénoncer son ou ses persécuteurs fait partie intégrante du processus d’intimidation. Mais au-delà d’une certaine limite, vous ne pourrez pas respecter son désir sans devenir complice de l’abus. Dites à votre enfant que vous comprenez très bien ses craintes et que vous ne ferez rien qui pourrait lui nuire, mais que, en tant que parent et de par la loi, vous êtes responsable de sa sécurité physique et psychologique.

Avant d’amorcer des démarches, il est important de rassembler le plus d’informations possible. Demandez à votre enfant de vous décrire avec précision les circonstances dans lesquelles les méfaits ont lieu. Qui sont ceux qui la harcèlent? Combien sont-ils? Est-ce arrivé juste une fois? Le font-ils régulièrement? Plusieurs fois par semaine? Par jour? Et où? Peut-elle vous décrire exactement ce qui se passe? Parfois, les réponses apportent des solutions. Si vous apprenez, par exemple, que l’incident survient toujours à tel coin de rue ou près de l’arrêt du bus, vous pourriez trouver quelqu’un — un voisin, un grand de 6e année, un surveillant — qui s’engagerait à ouvrir l’oeil discrètement et à intervenir en cas de besoin.

Si votre enfant refuse net que vous dénonciez les jeunes malfaiteurs, vous pourriez essayer de l’amener à se charger lui-même des démarches, par exemple en allant parler à son professeur accompagné d’un ami. Puis, faites le suivi, notamment en vous assurant qu’il a été écouté et que des mesures concrètes ont été prises. Par exemple, qu’un surveillant l’observe de loin dans la cour de l’école, ou qu’un psychoéducateur reste en contact avec lui, ou encore, qu’un «grand» a été mandaté pour l’accompagner jusqu’à l’arrêt du bus.

En dernier recours, vous pourrez toujours faire une dénonciation anonyme, si vous êtes certaine que cela ne mettra pas votre enfant en danger. L’important, d’une manière comme d’une autre, est de ne surtout pas prendre la situation à la légère.

Propos recueillis par Marie-Claude Fortin

Publié dans le magazine Enfants Québec, mai-juin 2010

Commentaires

commentaires

Comments are closed

À lire aussi

Pour prévenir l’intimidation… leur modèle, c’est vous!

Que faire pour contrer le phénomène de l’intimidation? On parle...

Lire la suite →

La classe de maternelle de madame Michèle

Quand elle part en vacances à la mer, elle leur rapporte des...

Lire la suite →

L’école, c’est aussi l’école de la vie!

À l’approche de la rentrée scolaire, les parents sont...

Lire la suite →

Nos blogues

Pour prévenir l’intimidation… leur modèle, c’est vous!

Pour prévenir l’intimidation… leur modèle, c’est vous!

Que faire pour contrer le phénomène de l’intimidation? On parle souvent des comportements et...

Lire la suite →


Regarder un enfant dans les yeux

Regarder un enfant dans les yeux

Quand on a des enfants, l’heure du souper est particulièrement intense, tout le monde sait ça. On se...

Lire la suite →


Le plus beau jour de ma vie

Le plus beau jour de ma vie

Martin Marier raconte l'accouchement de sa blonde et la naissance de sa fille, le soir où il est...

Lire la suite →