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Notre cadette est plus rapide que son grand frère

Notre fille de 3 ans est beaucoup plus rapide que son frère de 4 ans pour certains apprentissages – vélo, etc. Comment faire pour qu’il ne perde pas confiance en lui ?

La question de la rivalité fraternelle est toujours délicate. Les enfants s’observent entre eux et se comparent. Votre aîné regarde les « exploits » de sa petite soeur et se sent diminué. Comme parent, vous pouvez grandement l’aider à atténuer cette perception en lui faisant valoir en quoi il se distingue de sa soeur et, surtout, en quoi ces distinctions vous amènent à l’aimer d’une façon différente mais tout aussi intense. Évidemment, il faut que les parents évitent les comparaisons en termes de « plus » ou de « moins », et qu’ils s’expriment davantage en termes de démarcation. Évitez le piège de l’égalité à tout prix. Parfois, on confond égalité et équité.

Or, les enfants sont tous uniques et différents ! Votre plus jeune est habile au niveau moteur, mais votre aîné a sans doute des qualités et des compétences qui sont moins spectaculaires et pourtant tout aussi estimables — par exemple, des qualités de coeur, de l’attention pour les autres, une aptitude au partage, une sensibilité. Essayez de mettre en relief ces singularités, afin que votre fils puisse lui aussi les apprécier et en être fier. Par ailleurs, on oublie souvent que, même chez les enfants très rapprochés, le droit d’aînesse doit être respecté. L’enfant plus âgé doit avoir certains privilèges, ne serait-ce que celui de se coucher 20 minutes plus tard que son cadet. Pendant ces 20 minutes, il pourra vivre avec ses parents des moments particuliers qui le feront se sentir « spécial ». Enfin, il faut veiller à valoriser les enfants non seulement pour ce qu’ils font, mais aussi pour ce qu’ils sont. Malheureusement, on donne fréquemment trop d’importance aux performances et aux habiletés, au détriment des qualités de coeur. Mais si l’on évite aussi cet écueil, peu à peu l’enfant acquerra la certitude, en son for intérieur, qu’il est quelqu’un de valable, aimable, digne d’être écouté et respecté.

Sylvie Bourcier, intervenante en petite enfance

Propos recueillis par Marie-Claude Fortin
Magazine Enfants Québec, juillet-août 2010

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