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Elle nous rejoint dans notre lit

Notre fille de 4 ans vient nous rejoindre dans notre lit la nuit. Comment briser cette habitude ?

Si votre fille va se réfugier chaque nuit dans votre chambre, il faut prendre la situation en main le plus rapidement possible. Elle doit apprendre à être autonome et à se sentir bien même quand elle est seule. Sa chambre devrait être son refuge, le lieu où elle se sent en sécurité. Si ce n’est pas le cas, il vous faudra, dans un premier temps, dialoguer avec votre enfant, essayer de comprendre la nature du problème. Y a-t-il quelque chose qui l’effraie ? A-t-elle récemment vécu un événement stressant ? Un changement de routine important ? L’arrivée d’un nouveau bébé dans la famille ? Si elle n’est pas capable de nommer ce qui la dérange, donnez-lui des choix. Est-ce le noir ? un bruit ? les nouveaux rideaux ? la porte fermée ? etc.

Une fois que vous aurez identifié la cause, vous pourrez demander à votre fille de trouver avec vous la solution. Aimerait-elle que vous laissiez, pour les prochaines semaines, une lampe allumée dans sa chambre ? Que vous achetiez une veilleuse ? Que vous lui prêtiez un objet qui vous appartient et avec lequel elle pourrait s’endormir ? Établir des rituels du soir contribue à faire de l’heure du dodo un moment de transition vers la solitude.

Si l’habitude est installée depuis longtemps, il y a lieu de se demander pourquoi. Peut-être votre fille n’a-t-elle jamais appris à se rendormir seule parce qu’après un cauchemar, ou quand elle avait des maux de ventre, vous la preniez systématiquement avec vous. Vous devrez peut-être vous aussi changer vos habitudes. Lorsqu’elle viendra vous rejoindre, raccompagnez-la doucement à sa chambre en lui expliquant que rien de dangereux ne peut lui arriver, qu’elle est capable de se rendormir seule. Dites-lui que vous allez faire toutes les deux un effort : elle ne sortira pas de sa chambre et, de votre côté, vous reviendrez la voir dans quelques minutes. Ne mettez pas trop de pression pour qu’elle se rendorme. Donnez-lui la permission de lire un livre, par exemple, ou d’écouter une musique relaxante.

Si des peurs irrationnelles continuent d’envahir ses pensées (peur d’être abandonnée ; peur que sa mère meure, etc.), même à 4 ans le problème peut être traité en thérapie. En aidant l’enfant à identifier ses peurs, le ou la thérapeute lui permettra de les partager, ce qui est déjà, en soi, bénéfique.

Claudia Écrement, psychologue

Propos recueillis par Marie-Claude Fortin.
Publié dans le magazine Enfants Québec, février-mars 2009

 

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