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Julie Perreault

Quasi inconnue il y a cinq ans, Julie Perreault est devenue, grâce à ses prestations dans les téléséries 3 x rien et Minuit le soir, l’une des comédiennes les plus appréciées du public. Rencontre avec une jeune femme passionnée par son métier et par son rôle de mère.

Marie-Claude Fortin
Enfants Québec, octobre 2008

Il ne faut pas se fier aux apparences. Dans la «vraie vie», Julie Perreault ne ressemble en rien aux personnages qui l’ont fait connaître. Contrairement à la discrète Eugénie des Sœurs Elliot, à la naïve Caro de 3 x rien ou à la dure à cuire de Minuit le soir, c’est une fille extravertie, rationnelle, charmante. Et d’une drôlerie irrésistible. Ceux qui l’ont vue imiter l’animatrice France Beaudoin au dernier Bye Bye de RBO peuvent en témoigner!

«Quand j’ai commencé à faire des tournées de promotion pour Minuit le soir, se rappelle Julie Perreault, les gens n’en revenaient pas de m’entendre rire et blaguer. Ils s’étaient imaginés rencontrer une grande maigre, froide et un peu bête. Pour moi, c’était un compliment! Ils croyaient à ma prestation au point de penser que, dans la vie, j’étais comme Fanny!»

Issue du Conservatoire d’art dramatique de Montréal, cuvée 1998, Julie Perreault a d’abord joué au théâtre, puis obtenu quelques rôles dans des émissions jeunesse, avant que sa carrière prenne véritablement son envol en 2002, grâce à son personnage de Fanny dans 3 x rien. Ce rôle a changé sa vie… mais pas autant que celui qu’elle avait décroché, un an plus tôt, le 11 septembre 2001 précisément. Ce jour-là, alors que le reste du monde avait les yeux rivés sur New York, elle donnait naissance à un petit garçon prénommé Thomas.
«Avant d’avoir un enfant, raconte-t-elle, je pensais que je serais le genre de mère super relaxe, qui sort avec son sac à couches sur l’épaule et son bébé sous le bras! Ça été tout le contraire. Pendant la première année et demie de Thomas, j’étais tellement peu sûre de moi que je contrôlais tout son univers, son horaire, ses repas. Je voulais qu’il ait le maximum de confort. Ça me sécurisait.»

Tannante-fine
Julie Perreault est née dans la région de Québec en 1976. Deuxième d’une famille de trois filles, elle a été élevée par des parents très jeunes. À 20 ans, sa mère avait trois enfants et, à 45 ans, elle était déjà grand-mère. «Ma mère disait de moi que j’étais une tannante-fine, raconte la comédienne. J’essayais toujours de faire rire les autres. J’étais fonceuse, mais peut-être maladroite, et pas toujours en contrôle.» C’est son père qui l’a poussée à prendre des cours de théâtre, à l’adolescence ¾ «pour canaliser mon énergie», souligne-t-elle.

Aujourd’hui, entre deux tournages, cette mordue de photographie travaille au studio qu’elle a ouvert avec l’une de ses amies. «Démarrer cette entreprise a été une folie, dit Julie, mais je suis comme ça: quand j’ai quelque chose en tête, je vais jusqu’au bout. La photo est une passion. Le studio me permet de m’évader.» Et la famille, de se retrouver.
Avec le père de son fils, le comédien Sébastien Delorme, ils forment un joyeux trio. «On s’amuse vraiment beaucoup, dit celle qui incarne Hélène dans le film Les 3 P’tits cochons. J’aime montrer à Thomas que la vie n’est pas dramatique, ni compliquée. Mais tout passe par le respect. Pour moi, c’est l’une des valeurs les plus importantes. Le respect des autres, mais aussi de soi. Si je ne suis pas là pour éduquer mon petit, lui apprendre les bases de la vie, je ne sers à rien. Je l’aime, je l’adore, mais c’est mon garçon, pas mon amoureux ni mon copain.» «Je n’ai pas choisi de n’avoir qu’un seul enfant, poursuit-elle. Si j’avais pu, j’en aurais bien eu trois. Mais avec mon travail, c’est impossible. J’en ai fait mon deuil.»
Cet automne, Thomas commence sa 2e année de primaire, et sa maman, elle, va s’offrir quelques semaines de répit, après avoir passé l’été à enregistrer la deuxième saison des Sœurs Elliot. «Je vais aller au cinéma l’après-midi, se promet-elle, aller chercher mon garçon à l’école, m’acheter des magazines et les lire, profiter de la vie.» Mais si un rôle en or lui tombe entre les mains, elle ne dira pas non. Même si elle ne se considère pas comme une carriériste (quand Thomas est né, elle jouait quatre fois par année au théâtre, et elle n’a pas hésité à tout laisser tomber!), son travail occupe une place importante dans sa vie. «J’en ai besoin, assure-t-elle. Jouer me comble, et m’aide à me sentir bien dans ma peau.»

Enfants Québec, octobre 2008

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